Peindre les femmes
au pastel sec....
“La première date de ce stage n’est pas un hasard : le 8 mars, nous choisissons de regarder les femmes autrement, avec la douceur du pastel, l’intensité du pigment, et la dignité que chaque femme mérite indifféremment de sa couleur de peau.”
Y avait-il un sujet plus naturel que celui-ci en cette date symbolique du 8 mars ? Un thème qui célèbre toutes les femmes en ce jour international de la femme. D’ici et d’ailleurs, de toutes les origines et de toutes les couleurs. Un mélange des représentations (allant de la plus sensuelle à la plus pudique) pour célébrer les femmes dans toute leur diversité.
Et parce qu’une seule journée ne suffisait pas, nous prolongeons le plaisir avec une seconde session le 29 mars ! Comme si les femmes ne méritaient d’être célébrées qu’une seule fois par an…
La peau sans limite
et ses variations
“La peau n'est jamais une seule couleur. Elle est lumière, ombre, chaleur et froid.”
Le travail sur les contraires et la vibration ...
La vibration des contraires
La vibration naît d’un paradoxe : pour faire rayonner une lumière chaude ou claire, il faut lui offrir l’ombre de sa complémentaire et inversement. Au pastel, on ne mélange pas, on juxtapose. En posant un bleu froid sous une carnation dorée, l’œil du spectateur crée un pont invisible entre les pigments. Ce n’est plus une couleur statique, mais un frisson chromatique qui donne l’illusion de la vie et sublime les contours.
L’harmonie vient des contrastes appliqués aux visages et des couleurs utilisées pour le fond. Que le sujet soit traité de façon abstraite ou figurative, centré sur le visage ou, à l’inverse, de façon plus générale sur le corps, le choix des teintes a un impact majeur sur la vibration que procurent les contraires.
Fréquences des couleurs
En physique optique, chaque pigment émet une onde lumineuse avec une fréquence spécifique. Les couleurs chaudes (oranges, rouges) ont des ondes longues et lentes, tandis que les couleurs froides (bleus, verts) ont des ondes courtes et rapides.
Lorsque vous placez côte à côte deux couleurs aux fréquences radicalement opposées (les couleurs complémentaires), le cristallin de l’œil humain ne parvient pas à faire la mise au point sur les deux simultanément. Cette tension optique constante crée un « battement » visuel : la couleur semble palpiter, avancer et irradier sa propre lumière. C’est cette vibration qui donne vie à la chair. Comme quoi la physique explique beaucoup de choses.
Pas une mais des carnations ... et ses variantes sous l'effet de la lumière
Au pastel, tout se joue dans la démarche ton sur ton. Plutôt que de chercher la couleur parfaite du premier coup, amusez-vous à décliner les nuances. On vient renforcer un creux avec un ocre à peine plus sourd, puis éclaircir une pommette avec un sable presque imperceptible.
Porcelaine Rosée
Sable Doré
Ocre Ambré
Miel Olivier
Terre de Sienne
Ébène Profond
Le pastel
une technique à part
Composé de pigments purs et de peu de liant, le pastel sec se distingue par sa douceur et sa luminosité. Les particules accrochant directement la clarté sans médium liquide, la matière offre un rendu particulièrement vibrant.
Cette gestion de la lumière est idéale pour travailler la carnation : au lieu de mélanger sur une palette, l’artiste construit les volumes et la translucidité de la peau par de fines superpositions optiques, directement sur un papier à grain plus ou moins doux.
Bien qu’on puisse utiliser des estompes, la pratique reste profondément tactile. Le travail aux doigts est essentiel : ce contact direct permet de masser littéralement la poudre. En jouant avec la chaleur et la pression de la main, on crée des fondus parfaits et on maîtrise chaque transition d’ombre et de lumière.

