En partant de matériaux issus de la nature comme le faisaient les maîtres anciens …
Avant de me lancer dans l’explication de la recette, il me paraissait nécessaire de rappeler quelques points historiques sur la tempéra à l’œuf.
Il faut dire que cette méthode de peinture ne date pas d’hier : Les romains, les grecs l’utilisaient déjà dans la peinture comme les Égyptiens pour représenter des scènes de vie dans les tombeaux des pharaons. Cette technique a été la méthode de référence pour les artistes jusqu’au début de la Renaissance. Elle a notamment servi à peindre de nombreuses icônes, souvent associées à l’application de feuilles d’or.
Sa facilité de fabrication, son rendu à la fois fin et mat, ainsi que son excellente longévité (les fresques égyptiennes en sont la preuve) ont permis à la tempéra l’œuf d’être la technique dominante durant près de seize siècles, avant d’être détrônée par la peinture à l’huile. Vous ne le savez certainement pas, mais La Naissance de Vénus de Botticelli est l’une des œuvres majeures réalisées avec cette technique.
Étymologiquement, le mot « tempéra » vient du verbe latin temperare (dans le sens explicite de « mélanger »). Vous allez vite comprendre que tout ceci prend tout son sens dès lors que nous aurons abordé la fameuse recette.
Ça y est, c’est parti, le cadre est posé ! Maintenant, place au stage et à ses stagiaires qui sont venus découvrir la tempéra à l’œuf.
Mais ce qui est encore plus important, c’est ce qui résulte de cette journée passée à découvrir cette technique et à peindre. Le verdict est unanime : une superbe découverte ! Certaines exploreront même plus en détail cette technique (pour leur futur travail personnel). Je suis ravie que cela vous ait plu, Mesdames.